[Euphe-Mysthique n°#]

[Euphe-Mysthique n°#]

Plus rien ne sort sur le papier. A croire qu'a force de s'obstiner la source finie par se tarir et ne plus exister. J'en ai mal au c½ur, je pensais avoir trouvé une arme, une vraie, une solide a l'aide de laquelle je pouvais m'évader sans trop de difficultés mais rien ne vient. Mon Amazone-Vampirique est toujours à la recherche de son passé et d'un futur de gloire et Sherazade entre la vie et la mort. Plus rien ne vient non, tout est à l'intérieur de moi. J'aimerais extérioriser tout ça, devenir quelqu'un d'intéressant, donner un sens à ma vie, une possibilité d'avenir mais on s'appelle pas tous Stephenie Meyer ou Meg Cabot et je sais que j'échouerais là ou elles ont réussi. Seulement grâce à elles je m'évade. Bella c'est moi et Edward me procure par les livres ce que je n'ai pas. Cliché type de l'adolescente en manque d'amour qui s'identifie à une héroïne de bouquin pour penser survivre. Non je ne pourrais pas survivre sans bouquin mais sans un Edward c'est tout à fait possible (la preuve). Les livres ... c'est souvent risible pour certains gens. Je n'aime pas dire que j'aime écrire, car dans la nouvelle génération tu es « décalée » ... Assumer en silence voila à quoi nous sommes condamnés. Triste réalité certes. J'aimerais le crier haut et fort mais je ne suis pas Voltaire ni Hugo mes « écrits » ne sont pas beaux.
Le chant de la plume contre le papier, l'odeur des pages d'un bouquin voila ce qui m'aide à m'échapper à être quelqu'un d'autre pendant x minutes. Gommer, effacer, recommencer ; une belle opportunité qui dans la vie ne nous est pas offerte. Pensez quelques secondes que vous pouvez gommer, modifier, embellir votre vie. Surement l'ennuie nous emporterait dans le plus profond de ses gouffres car un monde de paix, sans guerre et où l'amour régnerait toujours n'est fait que pour porter le mot UTOPIE... Seulement dans les livres tout ceci est permis. C'est le but : faire et créer l'impensable, l'inimaginable. Quoi de mieux que l'amour des bouquins à l'eau de rose ou encore les bouquins de sciences fictions et de fantasy ou les gens possèdent des pouvoirs magiques capables de refaire le monde pour prouver tout ça ?
Lire ce n'est pas seulement déchiffrer une série de lettres. C'est un monde qui est crée pour nous, un univers que nous devons découvrir, des personnes que nous sommes prêt à aimer, à idolâtrer parfois même. C'est une chance qui nous est donné lorsque nous sommes encore de petits êtres. Des êtres qui ne connaissent que la douleur d'une gifle méritée, d'une égratignure sur un genou à la suite d'un jeu endiablé qui s'émerveillent d'un rien et qui rêvent de grandir pour ressembler aux gens qu'ils aiment, sans demi-mesure et sans préjugés.
Des êtres qui aiment encore la vie pour ce qu'elle est, qui s'étonnent de voir des gens assis par terre, sales et faméliques. Ce sont peut être les seuls êtres encore rationnels dans ce monde, capable de faire abstraction de certaines choses et d'aider les gens sans penser à plus loin que le bout de leurs nez...

# Posté le samedi 31 mai 2008 11:23
Modifié le samedi 05 juillet 2008 16:56

[Euphe-Mystique n°##]

[Euphe-Mystique n°##]
Lundi 2 Juin : 4h06 du matin.

Le sommeil s'est enfuis, il a eu peur de l'écriture, horrible prédateur qui me traque hardiment. L'envie d'écrire est plus forte que tout ; mes yeux sont grands ouverts sur cette obscurité artificielle. J'aime. Les bruits sont amplifiés : j'écoute, je guette tel un prédateur. Je ne suis plus la proie de l'ecriture, mais son alliée. Elle est devenue mon arme la plus fidèle face au monde. Mon poignet fatigue : 8 lignes sur le papier. A croire que lui aurait besoin de sommeil.
J'entends la musique du temps se déchainer sur ma lucarne. Les gouttes de pluie sont en paniques et s'écrasent en rythme. Puis le tempo n'y est pas. Et plus rien. Le silence a repris le contrôle sur cette anarchie naturelle mais tout ceci ne sera que temporaire.
Je suis enfermée dans ce cube et pourtant je vois le monde.
Je suis dans la rue, assise a même le sol, entourée de mes compagnons et de quelques bâtards aussi faméliques que moi.
[Famélique : j'aime ce mot, il aspire à la pitié. Tout ce qu'il me faut pour noircir le tableau de la réalité.]
Les gouttes s'écrasent sur mon visage; je n'ai plus de lucarne :
Mon toit est le ciel, ma lucarne le soleil
mais il me fait défaut.
Seulement ça ne me touche plus : la force de l'habitude certainement.
La drogue, l'alcool se promènent dans les rues de mes veines : j'ai besoin de chaleur, d'évasion.
Je n'ai plus la notion du temps. L'agonie se joint à moi. Mais ce n'est pas fini : la journée commencera dans quelques heures et les passants reprendront leur aveugle ignorance envers nous, les gens de la rue.
[J'entends les oiseaux chanter, ils sont toujours gais. J'aime ça chez eux.]
Les trams et bus reprennent du service et l'indifférence des gens me murmure de doux mots au creux de l'oreille.
Depuis quand n'ai-je pas dormis dans un lit , un vrai, avec des draps propres, doux, et qui sentent bons ? Le souvenir est trop lointain pour persister encore dans ma mémoire. Trop de choses nous sont acquises, des choses futiles mais essentielles a notre bien être. L'évasion est finie, ma vie virtuelle dans la rue s'achève. L'ingratitude monte en moi. Je me suis évadée de leur monde, j'ai fuis l'insécurité pour la douceur d'une paire de draps. Le big bang a élu domicile dans ma tête. Le book de l'injustice défile sous mes yeux. J'en tourne les page de mon plein gré. J'ai honte. L'explosion est proche et la crampe au poignet me guette.
FRÉNÉSIE , voici le mot qui me vient.
Mais j'en veux encore, encore plus, toujours plus. Je cherche à en être dégoutée. Les images défilent dans ma tête, telles des mannequins squelettiques.
La fin est là. Je m'engouffre dedans. Le choc est fatal autant pour le physique que pour l'âme. Je m'acharne, je lutte, puis cède.

5h03 du matin.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 08:29
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 10:57

[ Euphe-Mysthique n° ###]

[ Euphe-Mysthique n° ###]

J'ai le c½ur qui saigne.

La douleur est plus intense que la lame plongée dans mes veines. Le souvenir de cet océan, dans lequel je me serais noyée quitte à vendre mon âme au Diable, déchire la plaie cicatrisée. Les larmes ont coulés depuis longtemps et pourtant je sens encore leurs morsures sur mes joues.
Je me suis noyée dans des idées que je n'aurais pas du avoir.
Seul le ciel est présent, j'aime à me perdre dedans. Il ne me déçoit pas lui.
*Le papier ondule sous l'eau. Je n'empêche rien. A quoi bon ?
Puis je la prend dans mes bras. Je lui caresse les hanches. Elle est douce mais froide. Je passe ma main sur ses cordes. Le SOL m'apaise , le SI excite mes larmes, le MI enrage mon désespoir.
J'ai toujours dénigré le bonheur et quand je lui tend les bras il m'ignore, me blesse, me refuse une étreinte. Seul le malheur est au rendez vous, comme toujours ... Sa fidélité est, à toute épreuve, triomphante.
Je laisse les doigts chatouiller les cordes, les battements de mon c½ur ralentissent. Sortirais-je un jour de là?
La carapace se reforme, la pierre est de retour. Mon c½ur n'est plus qu'un bloc de glace. Le souvenir s'éloigne enfin. Avec lui. Je t'aimais. Je t'aime encore...
Requiem for a dream retentis dans mes oreilles. Je monte le son. Toujours plus fort, toujours plus beau. Mon c½ur fait des bons, il suit les instruments se laisse aller.
J'atteins le 7eme ciel. Mon septième ciel, mon abris inaccessible , inébranlable.
Mozart arrive à la rescousse. Son CONFUTATIS MALEDICTIS m'emporte avec lui. Je me laisse aller à mon tour. Je regarde ce ciel sans soleil. Les ténors chantent pour moi. Ces voix d'opéra m'appartiennent, m'entrainent avec elles. La musique, ce cadeau du ciel. Une chose inestimable, ETERNELLE.
Amadeus m'aide là ou personne ne le peut. Qu'est ce que des notes ? Beaucoup ...
La musique me calme, m'aide. J'ai saisis cette main invisible, je ne la lâcherais plus. Elle m'est trop précieuse.
J'ai faillis, j'ai flanché, mais je ne suis pas tombée.
Piege je te guette, et jamais je ne tomberais dans tes filets.


Berlioz, 4 ans déjà ...
# Posté le dimanche 08 juin 2008 09:37
Modifié le samedi 05 juillet 2008 16:58

[Euphe-Mysthique n° ####]

[Euphe-Mysthique n°  ####]
Comme une sentiment d'inimitié ...
Chaque jours est un calvaire.

Me regarder nue, dans cette glace, est une torture permanente. Au fil du temps je lui ai tourné le dos, je l'ignore. Je m'ignore.
Douce indifférence face à ce corps hideux à mes yeux. Les complexes sont accrochés à moi comme une ancre à un fond marin.

Mais dans tout ça, je crois que skyblog fait bien les choses.
Je venais d'écrire une pitoyable lamentation sur moi même et mon aspect physique, tout ceci détaillé avec une attention tout à fait surnaturelle. Seulement l'informatique m'en veut et après une heure d'acharnement tout s'effaça en un clin d'½il. La haine m'a monté au c½ur je le reconnais. J'ai eu, pendant une seconde, une pulsion meurtrière. Mais en y repensant je dirais que ce fut une bonne chose. Autant pour moi que pour vos yeux.
Certes mon texte ne part plus tellement du fond de mon c½ur mais d'un jugement de moi même. Ce qui a la base aurait du être un tas de jérémiades sur mon sort finira en une plainte pour les autres.
En relisant mon texte effacé mon éloquent égocentrisme me brula les yeux. La honte monta en moi. Je me plaignais d'un bourlet qui témoigne d'une alimentation régulière et dans mon cas excessive. Chaque jours, quand l'envie me chante je peux ouvrir mon frigo et boire de l'eau fraiche, manger quelque chose grappillé dans le recoin d'un placard, sortir et rentrer dans la première supérette qui passe pour m'acheter ce que bon me semble. Une chose qui n'est pas donné à tout le monde.
Le complexe sur mon léger surplus de poids serait pour d'autre une aubaine. Ceci prouverait cela.
Le dégout montera donc lentement en moi, et ne sera plus basé sur un critère physique mais moral.

Nos petits soucis du quotidien sont insignifiants face au malheur du monde.


RÉPULSION : mot définissant mon texte et le sentiment de base à la perfection.


# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:43
Modifié le samedi 05 juillet 2008 16:58

[ Euphe-Mysthique n° ##### ]

Ouvrir les yeux.
Tirer les draps en arrière.
Poser un pied par terre.
Puis l'autre.
Se lever.
Avancer la jambe droite. Avancer la jambe gauche.
Se trainer en bas.
Manger.
Monter les escaliers.
Se laver, se brosser les dents.
Faire son lit.
S'habiller.
Se mettre la couche de maquillage sur les yeux qui déplait tant aux gens.
Prendre son sac.
Mettre ses chaussures.
Embrasser sa mère.
Sortir de l'immeuble.
Rentrer dans le bus.
Tamponner sa carte.
Dire bonjour.
S'assoir.
Attendre que le trajet se termine.
Marcher.
Rentrer dans le lycée.
Dire bonjour encore une fois.
Ecouter, apprendre, répondre.
Rentrer chez sois.
Manger.
Faire son sac.
Repartir.
Ecouter, apprendre, répondre.
Pister l'inconnu aux yeux verts.
Rentrer chez sois.
Faire ses devoirs.
Ecouter ma musique.
Manger.
Se laver, se brosser les dents.
Regarder la télé.
Lire en nocturne.
Dormir.

Et tout recommencer. Encore et encore. Espérer, ne pas se lasser pour toujours avoir la force et l'envie de continuer. Mais il me manque quelque chose. Un Lui en lequel m'accrocher.
Etre l'épicentre de la vie de quelqu'un. Savoir que quand il ouvre ses yeux, mon image apparait devant eux. Parler d'un Lui en ayant les yeux brillants de mille feux comme toi ma Belle. Tu as su trouver ton homme, celui que tu aimes sans demi mesure et je vous admire. Tu te sacrifies pour lui même si quelque fois je ne comprend pas pourquoi.
Trop sauvage et solitaire, peut être même égoïste pour espérer comprendre le pourquoi du comment. Tu me dis que j'arriverais a comprendre quand cela m'arrivera. Mais ma liberté passe avant tout et je ne sais si j'arriverais a égaler cette générosité.
Mais.
Mais il y a cette Solitude extrême qui m'ancre et m'enfonce toujours plus dans ce gouffre dont je ne veut pas. Il est plus fort que moi et m'entraine avec lui. Je ne lutte pas. Il y a cette monotonie aussi, rien n'est pimenté, tout est toujours pareil.
Ce n'est pas simple a expliquer. Et beaucoup plus dur a vivre.
On a beau dire que l'on comprend, que l'on sait, pour tenter de rassurer, mais tout ces mots ne sont que des futilités.
Le silence est parfois d'or, et aide plus qu'un tas de mot, balancer sans délicatesse, souillant une âme déjà bien abimée.
Devrais-je sacrifier cette liberté ?
Cruel dilemme. La réponse ne me conviendra jamais.

J'aimerais être un aigle, pour survoler tout ça.
"Et savourer tout en planant, cette idée de plénitude."







[ Euphe-Mysthique n° ##### ]
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 18:51
Modifié le samedi 05 juillet 2008 16:58